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Notre-Dame

Chapitre séculier - Fiche à valider

Informations générales

A Tours, le 31 mai 878, à la demande de son fidèle Hugues l'Abbé, notamment abbé de Saint-Martin et archichapelain du palais, le roi Louis II le Bègue fait une concession, pour le remède de son âme et de celle de ses parents, à son fidèle le moine Wuidradus (Guiré, Widerade). Ce dernier reçoit par ce précepte différents biens au pagus du Bolenois entre la villa de Meures et Ormoy, soit 8 manses et une chapelle (capellam) dédiée à saint Pierre, avec les dépendants des deux sexes. Cela doit aider le moine à achever la construction qu'il a engagée à ses frais en ce lieu d'un établissement dédié à saint Flavien (ad construendum locum sancti Flaviani). L'établissement est cité comme locus, est-ce une cella ou une abbaye ? Le roi transfère au moine la totale propriété des biens. Guiré est présenté comme le bâtisseur, on en déduit par hypothèse sans autre élément probant qu'il est aussi le fondateur. Le précepte original est toujours conservé dans le fonds de Saint-Bénigne de Dijon. Sexfontaines, dont le nom est absent du précepte, se situe bien entre les villages de Meures et d'Ormoy, une dizaine de km à l'ouest de Bologne, chef-lieu du Bolenois. Dans l'index des chartes de Saint-Bénigne publiées par Folz et Marilier, Saint-Flavien est devenu Sexfontaines, sans doute permis.

Avant 1019, un certain Aimon tient l'abbatia de Sainte-Marie de Sexfontaines de l'évêque de Langres dont il est le fidèle. A Langres, le 23 janvier 1019 (Chevrier, Chaume, n° 266), devant le prévôt du chapitre et l'évêque Lambert, Aimon, qui est aussi comte, se présente avec sa femme Cunégonde et leurs fils Henri et Otton. L'acte précise que l'abbatia est alors occupée par des "clercs" (abbatiam sanctae Mariae scilicet Saxonum fontis... et clericos ibi Deo sanctaeque Matri ejus famulantes custodiat). Lambert ajoute que l'épouse du comte et ses deux fils possèderont ce lieu jusqu'à leur mort, mais qu'ensuite, la domination du lieu retournera à l'évêque et à ses successeurs. Aimon, que l'on sait par ailleurs être le comte du Bolenois, donne aussi à l'abbatia un alleu situé dans le comté de Bar. En 1030, avant sa mort advenue en août, l'évêque Lambert approuve le don fait par le même Aimon "d'un certain lieu (locum) construit par (ses) prédécesseurs en l'honneur de la Mère de Dieu et de saint Flavien confesseur", à Guillaume, abbé du monastère de Dijon. L'acte mentionne qu'il a été rédigé au "monastère de Sexfontaines". Il rappelle qu'en ce lieu, "autrefois, fleurissait l'ordre régulier mais il dépérissait à cause des maux des hommes". Il s'agit naturellement de Guillaume de Dijon, dit de Volpiano, à qui il est demandé de "gouverner" et de réparer cet endroit "dans l'ordre monastique". En 1034, l'évêque de Langres confirme le don fait par le comte Aimon, avec son épouse et ses fils, Gérard, Otton et Vichard, de l'église Saint-Pierre située dans la villa de Meures au "monastère appelé Pulchrada ou Sexfontaines, laquelle appartenait autrefois au même lieu de Marie Mère de Dieu". En principe, "Saxonisfontanae" aurait pu donner "Pierrefontaine". L'église est donnée ensuite à l'abbé Halinard de Dijon. Entre 1034 et 1046, le comte Otton confirme le don en aumône fait à l'abbaye de Saint-Bénigne par feu son père Aimon de l'abbatia de Sexfontaines, en présence de Roger de Vignory, qui dans les années 1050, fera régulariser la collégiale de Vignory, tout près de là, par les moines de Saint-Bénigne. La chronique de Saint-Bénigne (vers 1060) dit que le comte Aimon donne l'abbatia située devant son château. Un "prieur de Sexfontaines" apparaît en 1084 dans un acte qui mentionne aussi le curé de l'église du lieu : peut-être y avait-il deux églises. Une bulle de Pascal II confirme en 1105 la possession de la cella de Sexfontaines à Saint-Bénigne de Dijon, mais le document ne connaît que ce terme pour qualifier une dépendance régulière du monastère. En 1107 puis en 1170, les papes confirment à l'évêque de Langres la possession du château de Sexfontaines. L'église actuelle du modeste village a été construite à la fin du XVIIIe siècle

Frise chronologique

Réseaux

Localisation

Localisation administrative actuelle

  • Sexfontaines (Haute-Marne, France)

Géographie religieuse médiévale

  • Diocèse de Langres (province ecclésiastique de Lyon)

Chronologie Les évènements concernant la chronologie sont en bleu dans la frise

  • Attestation en 1019
  • Régularisation en 1030

Transformations de l'établissement

Transformation de l'institution Les informations concernant les transformations sont en vert sombre dans la frise

État antérieur

  • Communauté monastique (communauté masculine) entre circa 878 et 1000 - 1019

État du chapitre

  • Chapitre séculier (communauté masculine) entre circa 1019 et 1030

État postérieur

  • Prieuré (dépendance) (communauté masculine) à partir de 1030

    Sexfontaines devient, au moins depuis 1084, un prieuré de l'abbaye bénédictine de St-Bénigne de Dijon, dans le sud du diocèse. Le lieu peut avoir été une simple cella aux environs de 1030

Relations Les évènements concernant la chronologie sont en bleu sarcelle dans la frise

Notre-Dame est en relation avec :

État actuel du site

  • Disparu

Documentation

Sources manuscrites

  • Archives départementales de la Haute-Marne, 28 H 1 (cartulaire de Sexfontaines, XVe s.)

Sources imprimées

  • Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon, prieurés et dépendances des origines à 1300, éd. M. Chaume, G. Chevrier, Dijon, 1943 (Analecta burgundica), t. 2, n° 266, 295, 314, 316, 360, 433

  • Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon, prieurés et dépendances des origines à 1300, éd. R. Folz, J. Marilier, Dijon, 1986 (Analecta Burgundica), t. 1, n° 106

Les informations en italique sont incertaines

Auteur(s) de cette notice: Jean-Vincent Jourd'heuil, le 18/3/2020
Pour citer cette fiche:
Jean-Vincent Jourd'heuil, « Fiche de la collégiale Notre-Dame de Sexfontaines », Collégiales - Base des collégiales séculières de France (816-1563) [en ligne <http://vafl-s-applirecherche.unilim.fr/collegiales/?i=fiche&j=850>], version du 18/3/2020, consultée le

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