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Saint-Symphorien

Chapitre séculier - Fiche valide

Informations générales

Le vocable ''primitif'' de l'église était celui des Apôtres. Lors de la fondation de la collégiale, celui de Saint-Symphorien le remplace même si, dans de nombreux actes, le double vocable est cité.

La collégiale Saint-Symphorien pourrait avoir été fondée pour contrôler la paroisse.

Des fouilles archéologiques réalisées en 2006 ont attesté l'emplacement du cloître de la collégiale (à l'emplacement de l'immeuble numéro 3, visible sur google maps). L'église, détruite, se situe à l'est de celui-ci

 

Frise chronologique

Réseaux

Localisation

Localisation administrative actuelle

  • Reims (Marne, France)

Géographie religieuse médiévale

  • Diocèse de Reims (province ecclésiastique de Reims)

Chronologie Les évènements concernant la chronologie sont en bleu dans la frise

  • Attestation vers 1015 par l'archevêque de Reims

    Aucune charte de fondation n'est conservée. Le plus ancien acte conservé dans le fonds d'archives date de 1103. Plusieurs indices permettent de proposer l'archevêque de Reims Eble de Roucy (1021-1033) ou l'archevêque Arnoul (997-1021) comme fondateur (voir N. Philippe, La collégiale..., p. 51-52)  

  • Disparition en 1790

Transformations de l'établissement

Transformation de l'institution Les informations concernant les transformations sont en vert sombre dans la frise

État antérieur

  • Communauté de clercs (communauté masculine) entre circa 350 et circa 450

    La tradition veut que le site de la collégiale ait accueilli la première cathédrale de Reims, dont le vocable aurait été celui des Apôtres. Cette tradition semble provenir de sources indirectes transmises par Flodoard. L'interprétation de ces ''traces'' est très problématique. Des fouilles archéologiques sur le site ont mis en évidence la présence de thermes au IVe s., dans lesquels une cathédrale aurait pu être aménagée, à l'image du site de l'actuelle cathédrale de Reims. Au Ve s., le siège episcopal aurait pu être transféré à l'emplacement de l'église de l'évêque Nicaise. L'évolution de ces 2 sites pourrait donner quelques crédits à la tradition mais ce siège épiscopal primitif reste très hypothétique (voir N. Philippe, La collégiale..., p. 36-44)

  • Communauté de clercs (communauté masculine) entre circa 550 et circa 650

    Le testament de l'évêque rémois Sonnatius qui daterait de 625, transmis par Flodoard, mentionne une ''basilique des Apôtres''. La tradition veut que cette basilique ait succédé à la cathédrale au Ve s. et qu'elle ait précédé la ''diaconie des Apôtres''. Le recoupement des sources, notamment archéologiques, ne permet pas de confirmer l'existence d'une institution sur le site au Ve s. et cette basilique reste problématique (voir N. Philippe, La collégiale..., p. 45-47)

  • Communauté de clercs (communauté masculine) entre circa 750 et circa 1015

    Dans le testament long de saint Remi, un apocryphe du XIe s., il est fait mention d'une ''diaconie des Apôtres''. La tradition voudrait que cette diaconie ait succédé à la cathédrale primitive du Ve s. et/ou à la ''basilique des Apôtres'' et qu'elle ait précédé la fondation de la collégiale au XIe s. Le recoupement des sources et l'histoire de cette institution ne permettent pas d'accréditer ces thèses ni son existence (voir N. Philippe, La collégiale..., p. 48-50)

État du chapitre

  • Chapitre séculier (communauté masculine) entre circa 1015 et 1790

Transformation du bâti Les informations concernant les transformations sont en vert dans la frise

Occupation antérieure

  • Villa entre circa 250 et circa 350

    Des fouilles archéologiques ont révélé une occupation gauloise puis gallo-romaine. Une villa a été mise au jour, elle était dotée de thermes et de mosaïques. Les données sont en attente de validation par un futur rapport de fouilles


    Détruit
  • Cathédrale entre circa 350 et circa 450

    La fouille de 2006 n'a pas pu confirmer la présence de la cathédrale antique. Néanmoins, l'aménagement d'un lieu de culte dans une riche villa romaine est avéré sur plusieurs sites archéologiques. Il pourrait en être de même à Reims. Données à confirmer par le futur rapport de fouilles


    Détruit
  • Basilique entre circa 550 et circa 1015

    Les fouilles n'ont pu confirmer la présence de la basilique mentionnée par la tradition locale


    Détruit

Bâtiment du chapitre

  • Collégiale séculière entre circa 1015 et 1790

    Détruit

Relations Les évènements concernant la chronologie sont en bleu sarcelle dans la frise

Saint-Symphorien est en relation avec :

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Symphorien (église dépendante - Witry-lès-Reims, France) en 1119

    Cet autel est mentionné dans une pancarte de l'archevêque Raoul le Vert de 1119

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Martin (église dépendante - Fresne-lès-Reims, France) en 1119

    Cet autel est mentionné dans une pancarte de l'archevêque Raoul le Vert de 1119

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Vocable inconnu (église dépendante - Mairy-sur-Marne, France) en 1119
  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Martin (église dépendante - Bezannes, France) entre 1301 et 1400

    Cet autel ne semble pas avoir été dans la dépendance du chapitre en 1119 (état du temporel). Néanmoins, le pouillé du XIVe siècle indique que le chapitre en a la collation

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Sainte-Geneviève (église dépendante - Bezannes, France) entre 1119 et 1301 - 1400

    L'autel est à la collation du chapitre de la collégiale en 1119. Cette église n'est plus qu'une simple chapelle non consacrée dans le pouillé du XIVe siècle. En revanche, il est fait mention dans ce même pouillé de l'église paroissiale de Saint-Martin de Bezannes, dont l'autel est à la collation du chapitre 

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Vocable inconnu (église dépendante - Mars-sous-Bourcq, France) entre 1119 et 1301 - 1400

    Cet autel est à la collation du chapitre dès 1119. Dans le pouillé du XIVe siècle, il n'est plus mentionné. Néanmoins, une chapelle située à Bourcq dépendant de l'autel de Mars-sur-Bourq en 1119 est indiquée comme église paroissiale dans ce même pouillé. Les deux localités (Bourcq et Mars-sur-Bourcq) sont limitrophes 

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Vocable inconnu (église dépendante - Bourcq, France) en 1119

    En 1119, cette église est désignée comme chapelle dépendant de l'autel de Mars-sur-Bourcq, autel à la collation du chapitre Saint-Symphorien de Reims. Au XIVe siècle, cet autel de Mars-sur-Bourq n'est plus mentionné dans le pouillé mais l'église de Bourcq est devenue église paroissiale. Les 2 localités sont limitrophes

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Pierre (église dépendante - Coulommes-et-Marqueny, France) en 1060

    En 1060, l'archevêque Gervais de Reims donne l'autel de Coulommes au chapitre de Saint-Symphorien, mentionné ensuite comme église paroissiale dans les pouillés

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Symphorien (église dépendante - Berru, France) en 1119

    Cet autel est mentionné dans une pancarte de l'archevêque Raoul le Vert de 1119

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Martin (église dépendante - Manre, France) en 1119

    Cet autel est mentionné dans une pancarte de l'archevêque Raoul le Vert de 1119. Elle est ensuite désignée comme église paroissiale dans les pouillés

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Sainte-Marie (église dépendante - L'Ecaille, France) en 1184

    Cet autel a été donné au chapitre par l'archevêque Guillaume aux Blanches Mains pour la fondation d'une chapellenie en la collégiale Saint-Symphorien de Reims

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Rémi (église dépendante - Les Ayvelles, France) entre 1301 et 1400

    Seul un pouillé du XIVe siècle mentionne ce droit de patronage

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Vocable inconnu (église dépendante - Sainte-Vaubourg, France) en 1221

    Ce droit est donné par l'archevêque de Reims lors de l'érection du décanat, en remplacement de la prévôté comme dignité du chapitre de la collégiale Saint-Symphorien de Reims. Il doit accroître les revenus du doyen qui posséde seul le droit de collation (sans le chapitre)

  • Droit de patronage : communauté paroissiale Saint-Médard (église dépendante - Pontfaverger-Moronvilliers, France) en 1221

    Ce droit est donné par l'archevêque de Reims lors de l'érection du décanat, en remplacement de la prévôté comme dignité du chapitre de la collégiale Saint-Symphorien de Reims. Il doit accroître les revenus du doyen qui posséde seul le droit de collation (sans le chapitre)

Effectifs

Chanoines et dignitaires Les informations concernant les chanoines et dignitaires sont en rouge sombre dans la frise

  • 20 chanoines (sans les dignitaires) entre 997 - 1033 et 1250

    20 prébendes diaconales ont été fondées au sein du chapitre à l'origine. En 1195, un acte de Guillaume de Champagne prévoit que 3 de ces prébendes deviennent sacerdotales, leurs titulaires devant être ordonnés obligatoirement dans l'année de réception, au plus tard

  • 1 prévôt entre circa 1015 et 1221

    Il semblerait que le dignitaire pouvait porter le titre de prévôt ou de doyen. La prévôté est peu connue. Ce titre n'est pas mentionné systématiquement dans les actes alors qu'apparaît celui de doyen, avant l'érection "officielle" du décanat en 1221, mettant fin de manière effective à la prévôté. Les 2 titres ne sont jamais mentionnés ensemble dans un même acte

  • 1 doyen entre circa 1221 et 1789

    En 1221, Guillaume de Joinville érige le décanat ; la prévôté est supprimée

  • 21 chanoines (sans les dignitaires) entre 1250 et 1250 - 1257

    Une nouvelle prébende sacerdotale est issue d'une chapellenie, fondée en 1238 avec un temporel important, qui a été transformée. Le premier acte conservé la concernant est une bulle de 1250 qui confirme la fondation

  • 22 chanoines (sans les dignitaires) entre 1250 - 1257 et 1257

    Cette autre prébende sacerdotale est également issue de la transformation d'une chapellenie. Aucun acte de fondation n'est conservé. Elle n'est mentionnée qu'en 1257 dans un statut

  • 23 chanoines (sans les dignitaires) entre circa 1257 et 1790

    Une troisième chapellenie est transformée en prébende sacerdotale par un acte de l'archevêque. Sa dotation est complétée par ce même acte

Collateurs Les informations concernant les collateurs sont en rouge claire dans la frise

Dignité prévôtale

  • Archevêque de Reims : 1 prébende entre 1015 et 1221

Dignité décanale

  • Archevêque de Reims : 1 prébende entre 1221 et 1790

    Dans l'acte d'érection du décanat, il était inscrit que l'archevêque en est le collateur ordinaire. Une exception est à noter, en 1452, où le titulaire résigne et indique que le chapitre en a le droit de collation. L'archevêque nomme finalement un nouveau doyen en confirmant néanmoins le chapitre dans son droit de collation en cas de vacance de la dignité. Ce droit  semble cependant n'avoir jamais été utilisé

Prébende de simple chanoine

  • Archevêque de Reims : 20 prébendes entre 1015 et 1790
  • Chapitre du lieu : 3 prébendes entre 1250 et 1790

    Les 3 "nouvelles prébendes sacerdotales" issues de 3 chapellenies sont à la collation du seul chapitre et non de l'archevêque

État actuel du site

  • Disparu

    Les fouilles de 2006 ont mis au jour le cloître de la collégiale dont les murs avaient conservé une élévation importante. Des sépultures ont également été découvertes. La collégiale a été vendue à un marchand de matériaux à la Révolution, qui l'a détruite. Néanmoins, les archives ont conservé de nombreuses liasses regroupant des devis et des factures de réparations faites lors des XVIe, XVIIe et XVIIIe s., ce qui a permis la reconstitution avec minutie et précision l'édifice (voir plans) et d'étudier son évolution

Documentation

Bibliographie

  • N. Philippe, La collégiale Saint-Symphorien de Reims, mémoire de Master, Université de Reims, 2008

Les informations en italique sont incertaines

Auteur(s) de cette notice: Nicolas Philippe, le 28/7/2022
Pour citer cette fiche:
Nicolas Philippe, « Fiche de la collégiale Saint-Symphorien de Reims », Collégiales - Base des collégiales séculières de France (816-1563) [en ligne <http://vafl-s-applirecherche.unilim.fr/collegiales/?i=fiche&j=517>], version du 28/7/2022, consultée le

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